Grève générale et nationale du jeudi 2 octobre 2025

Cette grève est terminée.

Le 02/10/2025

Toute la France (grève nationale)

La grève du 2 octobre 2025 est confirmée par l’intersyndicale regroupant CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires. Cette annonce fait suite à l’échec des discussions avec le gouvernement le 24 septembre à Matignon.

Les syndicats dénoncent l’absence de réponses concrètes du Premier ministre Sébastien Lecornu sur leurs revendications majeures : abandon du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, gel des prestations sociales et réforme de l’assurance chômage.

Cette mobilisation succède à la grève du 18 septembre qui avait rassemblé plus de 500 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, avec de fortes perturbations dans les transports, l’éducation et les services publics. Les usagers doivent s’attendre à des blocages massifs dans les écoles, les gares et les hôpitaux le 2 octobre.

🔗 Communiqué de l’intersyndicale




Pourquoi cette grève ? Un contexte tendu après l’échec des négociations

L’échec des négociations avec le gouvernement comme élément déclencheur

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a rencontré les syndicats à Matignon le 24 septembre, mais la réunion a été jugée infructueuse.

Les leaders syndicaux comme Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT) ont dénoncé l’absence de réponses concrètes aux revendications, notamment l’abandon du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, le gel des prestations sociales et la réforme de l’assurance chômage. Selon les informations rapportées, l’intersyndicale considère cette rencontre comme une « occasion manquée ».

Une mobilisation qui succède à la grève du 18 septembre

Cette grève du 2 octobre prolonge une stratégie d’escalade. Après les perturbations du 18 septembre dans les transports et l’Éducation nationale, les syndicats, via Murielle Guilbert (Solidaires), exigent une grève massive pour contrer une « cure d’austérité ».

Un gouvernement fragilisé face à la colère sociale

Sébastien Lecornu, Premier ministre sans majorité solide, cumule les défis. Face à une gauche divisée et un Rassemblement national vigilant, il doit gérer la montée des mécontentements syndicaux. La menace d’une motion de censure, déposée dès le 1er octobre par les insoumis avec le soutien incertain des socialistes, ajoute une urgence politique. Un contexte tendu alors que le projet budgétaire doit être déposé avant le 13 octobre.

Quelles sont les revendications au cœur de ce mouvement social ?

Les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires s’unissent contre une politique d’austérité et exigent l’abandon de réformes contestées. Principales revendications :

  • Recul de l’âge de la retraite à 64 ans : réforme de 2023 contestée, demandant son abrogation.
  • Réforme de l’assurance chômage : rejet du projet de durcissement, avec un début de recul gouvernemental noté par Marylise Léon (CFDT).
  • Gel des prestations sociales en 2026 : mesure visant à réduire la dette publique, critiquée pour son impact sur les ménages modestes.
  • Doublement des franchises médicales : un nouveau doublement, après celui de 2024, menace l’accès aux soins.
  • Suppression de 3 000 postes de fonctionnaires : accusée de fragiliser l’éducation, la santé ou la sécurité.
  • Jugeote fiscale : demande une taxation des hauts revenus et grandes fortunes, selon des économistes comme Zucman.
  • Conditionnalité des aides aux entreprises : les 211 milliards d’euros d’aides publiques devraient être liés à des engagements sociaux et écologiques.

Malgré des échanges tendus à Matignon, le Premier ministre n’a fourni « aucune réponse concrète ». Les syndicats maintiennent leur pression, anticipant une forte mobilisation le 2 octobre.

Grève du 2 octobre : quels secteurs seront touchés et à quelles perturbations s’attendre ?

SNCF

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT Cheminots, Unsa ferroviaire, Sud Rail et CFDT Cheminots) s’unissent dans un tract commun appelant à « se mobiliser massivement ».

Voici les prévisions détaillées (sous réserve de mises à jour) :

  • TGV inOui / OUIGO : trafic annoncé normal sur l’ensemble des axes.
  • Intercités : circulation perturbée avec des allègements ciblés, notamment sur les axes Lyon–Nantes, Bordeaux–Nantes et Marseille–Bordeaux. La majorité des autres liaisons sont annoncées « quasi normales ».
  • TER : perturbations localisées selon les régions, avec une offre globalement réduite aux heures creuses et renforcée aux heures de pointe. Vous pouvez obtenir plus de détails sur le site TER de votre région.
  • Île-de-France (RER / Transilien, synthèse utile côté SNCF) :
    • RER A et B : normal à quasi normal.
    • RER C : légèrement perturbé.
    • RER D et E : perturbé.
    • Transilien J, K, P, V : normal à quasi normal.
    • Transilien H : légèrement perturbé.
    • Transilien L, N, U : perturbé.
    • Transilien R : fortement perturbé.

Pour des informations précises train par train, les prévisions de trafic seront disponibles la veille au soir sur SNCF Connect.

RATP

Les quatre syndicats majoritaires à la RATP (CGT, Force Ouvrière, Unsa-Mobilité et CFE-CGC) participent également (source).

Voici les prévisions détaillées (sous réserve d’ajustements de dernière minute) :

  • Métro : trafic annoncé « normal à quasi normal » sur l’ensemble des lignes.
  • RER :
    • RER A et B : normal à quasi normal.
    • RER C : légèrement perturbé.
    • RER D et E : perturbé.
  • Bus et tram : service normal à quasi normal globalement. Quelques lignes de grande couronne sont annoncées « perturbées » (Argenteuil : A, B, C, F, L, T, 9, 262 ; Roissy Pays de France).

Pour des informations précises ligne par ligne (horaires, fréquences, fermetures partielles), consultez l’application RATP et le site officiel, avec des prévisions détaillées publiées la veille au soir et mises à jour en temps réel.

Éducation nationale

CGT Éducation appelle à « amplifier la grève » et le conseil national du SNES-FSU (premier syndicat du secondaire) a voté « quasi unanimement un plan d’action ». Sa secrétaire générale Sophie Vénétitay confirme que le mouvement sera « bien suivi ».

Dans le premier degré, la FSU–SNUipp annonce environ 10% de grévistes sur la base d’un sondage dans plusieurs académies, un niveau moindre que le 18 septembre.

Contactez directement l’établissement de votre enfant pour connaître les modalités d’accueil.

Fonction publique

Convergence de plusieurs fédérations avec préavis déposés par la Fédération CGT des services publics (villes, départements, régions), Solidaires Fonction publique (trois versants), et SUD Collectivités Territoriales.

Les syndicats cherchent à élargir la mobilisation dans ce secteur où le taux de grève n’était que de 7,5% le 18 septembre. Vérifiez l’ouverture des services municipaux et administratifs sur les sites des collectivités.

La Poste

La Fédération CGT FAPT a déposé un préavis de grève de 24h couvrant tous les personnels de La Poste.

Consultez le site laposte.fr pour connaître l’ouverture des bureaux de poste.

Santé

Hôpitaux publics : plusieurs préavis de grève couvrent la fonction publique hospitalière pour le 2 octobre. La CFDT Fonction publique a écrit au ministre pour déposer un préavis couvrant les agents des trois versants (État, territoriale et hospitalière) pour cette journée de mobilisation.

Cette mobilisation fait suite au faible taux de participation du 18 septembre (7,5% dans la fonction publique hospitalière) que les syndicats cherchent à élargir.

Un service minimum sera maintenu dans tous les établissements de santé pour assurer la continuité des soins. Les patients sont conseillés de reporter leurs rendez-vous non urgents et de contacter leur établissement pour vérifier le maintien des consultations.

Autres secteurs participants

Banques : la CFTC Banques soutient officiellement l’appel intersyndical.

D’autres annonces de participation sont attendues dans les prochains jours au fur et à mesure que les fédérations sectorielles se prononcent sur leur mobilisation.

Manifestations du 2 octobre dans toute la France

L’intersyndicale appelle également à des manifestations dans l’ensemble du pays le 2 octobre, sur le modèle de celles du 18 septembre qui avaient rassemblé entre 500 000 manifestants (ministère de l’Intérieur) et plus d’un million selon la CGT. Les cortèges devraient être prévus dans les principales villes françaises, avec des rassemblements devant les préfectures et dans les centres-villes.

Carte générée par la CGT via carte.cgt.fr

Comment s’adapter le jour de la grève ?

Conseils pratiques pour anticiper la journée du 2 octobre

  • Télétravail : priorisez-le si votre métier le permet pour éviter les difficultés de transport.
  • Suivi des transports : consultez les apps SNCF, RATP ou locales pour des mises à jour en temps réel.
  • Garde d’enfants : contactez l’école / crèche pour anticiper une éventuelle fermeture.
  • Rendez-vous : reportez les rendez-vous médicaux ou administratifs non urgents.

Les solutions de mobilité en cas de grève des transports

Le covoiturage (BlaBlaCar Daily, Karos) ou les vélos / trottinettes partagés sont recommandés. Les VTC restent une option, bien que les prix puissent augmenter de 50 % en période de forte demande. La marche est idéale pour les courts trajets. En Île-de-France, le covoiturage est gratuit via Île-de-France Mobilités. Les apps comme CityMapper ou Moovit centralisent les alternatives accessibles. Retrouvez plus de détails sur notre article dédié aux alternatives pour se placer en cas de mouvement social.

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