Une grève nationale des services d’incendie et de secours (SIS/SDIS) est annoncée pour le jeudi 13 août 2026 sur l’ensemble du territoire.
L’appel émane d’une intersyndicale de neuf organisations représentatives, dont CFDT‑SDIS, Sud SDIS et UNSA SDIS. Il concerne les sapeurs‑pompiers professionnels ainsi que les personnels administratifs, techniques et spécialisés. Le motif principal porte sur le renforcement des moyens, des recrutements statutaires et la priorité donnée à la santé et à la sécurité des agents.
Des délais d’intervention possiblement allongés et des réorganisations locales des secours sont à prévoir, avec des perturbations variables selon les départements.
🔎 Sommaire
Pourquoi cette grève des services d’incendie et de secours ?
Le mouvement, couvert par un préavis national déposé le vendredi 7 août, intervient en pleine saison des incendies, décrite comme particulièrement intense, avec des feux d’ampleur exceptionnelle et une forte pression opérationnelle sur les équipes. Les syndicats évoquent des « difficultés majeures » nécessitant des réponses immédiates de l’État.
Selon les organisations, la surcharge opérationnelle, le manque d’effectifs, le vieillissement des moyens et un dialogue social jugé bloqué sont au cœur du conflit. La polémique suscitée par des propos d’Olivier Richefou, perçus par l’intersyndicale comme un déni de la réalité du sous‑effectif, a cristallisé le mécontentement et conduit à une demande de sa démission.
Le jeudi 13 août, une conférence de presse nationale de l’intersyndicale est prévue. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, doit recevoir les représentants syndicaux à la mi‑journée, tandis qu’un rendez‑vous syndical est annoncé à 14 h place Beauvau, devant le ministère de l’Intérieur.
Les revendications mises en avant
- Un financement pérenne, juste et ambitieux des SDIS/SIS, à la hauteur des missions et des enjeux de sécurité civile.
- Le recrutement statutaire de sapeurs‑pompiers professionnels et, plus largement, le renforcement des effectifs.
- La santé et la sécurité des personnels érigées en priorité nationale, incluant la prévention des risques professionnels, des expositions toxiques et des agressions.
- Une reconnaissance concrète de l’État après les feux de l’été 2026, avec des actes et des engagements vérifiables.
- Une remise à plat plus large de l’organisation de la sécurité civile, selon certaines sources.
Quels services seront perturbés ?
Les effets les plus probables, selon les informations disponibles, sont les suivants :
- Allongement possible des délais d’intervention, selon la participation locale et la tension opérationnelle.
- Réorganisations départementales des secours pour maintenir le service, avec des niveaux de couverture variables.
- Perturbations ponctuelles dans certains centres d’incendie et de secours, notamment pour des interventions non urgentes.
- Visibilité réduite sur le terrain si des formes d’action symboliques sont utilisées (grève, signes distinctifs, initiatives locales).
Les modalités précises de maintien du service seront communiquées localement par les SDIS et les préfectures. Il est recommandé de consulter les canaux officiels (sites et réseaux des SDIS, préfectures et mairies) le jour J.
Rassemblements et prises de parole
- Jeudi 13 août 2026 : conférence de presse nationale de l’intersyndicale. Prises de parole annoncées à 14 h place Beauvau, devant le ministère de l’Intérieur. Selon une source, il ne s’agit pas d’une manifestation classique mais d’une conférence de presse unitaire.
- Une manifestation nationale à Paris le 29 septembre est également évoquée par des sources syndicales, en complément du mouvement du 13 août.
Conseils pratiques pour s’organiser
En raison du contexte opérationnel tendu, il est conseillé :
- En cas d’urgence vitale, d’appeler immédiatement les numéros d’urgence habituels ; des délais plus longs restent possibles.
- D’anticiper les demandes de secours et de ne pas différer un appel si la situation est critique.
- En zone à risque incendie, d’éviter toute activité susceptible de déclencher un départ de feu et de respecter strictement les restrictions locales.
- Pour les besoins non vitaux ou reportables, de différer l’intervention à un autre créneau, notamment dans les départements les plus touchés par les incendies.
- De suivre les consignes des préfectures, SDIS et mairies, qui préciseront les dispositifs locaux.
- Pour les proches de personnes fragiles, de prévoir un plan de secours minimal (coordonnées d’urgence, traitements disponibles, solution de repli en cas de retard d’intervention).
Sources : franceinfo.fr – ouest-france.fr – tf1info.fr – cfdtsdis.fr – ledauphine.com – entrevue.fr – sudsdis-national.net