La journée du samedi 24 octobre 2026 correspond à une mobilisation nationale d’actions et de manifestations, principalement portée par la coordination des Gilets jaunes, dans de nombreuses villes de France. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’une grève nationale interprofessionnelle officiellement annoncée.
La Coordination nationale lycéenne, des collectifs étudiants et des collectifs locaux relaient également des appels. La mobilisation porte notamment sur le pouvoir d’achat, les salaires, les services publics, l’emploi et le droit de manifester. Les grandes confédérations CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU ont, pour leur part, annoncé une mobilisation distincte le 5 novembre 2026.
Les perturbations attendues le 24 octobre devraient surtout être locales, liées aux manifestations, aux rassemblements et à d’éventuels blocages, sans grève nationale confirmée.
🔎 Sommaire
Une mobilisation dans le prolongement du 17 octobre
La coordination des Gilets jaunes présente le 24 octobre comme l’« Acte II » d’un mouvement engagé le 17 octobre. Selon les sources, les estimations de participation à cette première journée divergent fortement : les autorités ont évoqué environ 550 000 participants, tandis que les organisateurs ont avancé un chiffre allant jusqu’à 800 000 personnes.
Les appels recensés sont diffus et leur organisation varie selon les villes. Des rassemblements, manifestations, occupations de ronds-points et actions près de gares ou de stations-service sont évoqués. Tous les horaires, parcours et déclarations administratives ne sont toutefois pas encore confirmés par les préfectures.
Les revendications mêlent des enjeux sociaux, tels que la vie chère et les rémunérations, à des demandes concernant les libertés publiques. La coordination des Gilets jaunes formule aussi des revendications politiques, dont la démission d’Emmanuel Macron, ainsi que l’interdiction des grenades de désencerclement et des lanceurs de balles de défense.
Les demandes mises en avant par les collectifs
- Augmenter les salaires.
- Revaloriser les pensions et les minima sociaux.
- Mettre en place des mesures contre la hausse du coût de la vie.
- Défendre et financer les services publics.
- Préserver et développer l’emploi et l’industrie.
- Améliorer le partage des richesses.
- Défendre le droit de manifester et dénoncer les violences policières, selon certains collectifs.
- Mettre en place des formes de démocratie directe, selon certains appels.
- À Paris, les organisateurs d’une marche distincte contre la chasse demandent notamment la suspension de la chasse dans les zones forestières touchées par les incendies et une protection renforcée de la faune sauvage.
Des perturbations locales plutôt qu’une grève des transports
Aucun préavis national de grève généralisée dans les transports ferroviaires, parisiens ou urbains n’est confirmé dans les informations disponibles pour le 24 octobre. Les voyageurs peuvent néanmoins rencontrer des difficultés ponctuelles à proximité des lieux de rassemblement.
Les perturbations possibles sont les suivantes :
- Déviations ou interruptions temporaires de bus et de tramways dans les centres-villes.
- Fermetures ponctuelles de rues et modifications d’itinéraires pour les automobilistes.
- Retards ou accès compliqués aux abords des gares, des stations-service et des ronds-points.
- Restrictions de circulation décidées localement par les préfectures.
- Perturbations imprévisibles en cas d’action non déclarée ou de blocage.
Aucune liste consolidée de lignes de bus ou de tramway supprimées n’est publiée à ce stade. Les informations définitives devront être consultées le jour même auprès des préfectures, mairies et réseaux de transport concernés. Pour les déplacements en train, il est recommandé de vérifier le statut du train et les conditions d’accès à la gare avant le départ, même sans grève SNCF annoncée.
Les rassemblements annoncés le 24 octobre
Une carte des mobilisations recense plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’actions. Ces recensements ne constituent pas nécessairement une liste d’événements autorisés.
Conseils pour organiser ses déplacements
- Éviter, si possible, les centres-villes, les places publiques, les gares et les grands axes entre la fin de matinée et la soirée du 24 octobre.
- Consulter le matin même les alertes de la préfecture, de la mairie et du réseau de transport local.
- Prévoir un itinéraire alternatif et une marge de temps supplémentaire pour les déplacements.
- À Paris, tenir compte des rassemblements possibles dans les secteurs de Saint-Sulpice, République et Bastille.
- Ne pas se fier uniquement aux horaires habituels des bus et tramways, des déviations pouvant être décidées avec un préavis limité.
- Respecter les périmètres de sécurité, les éventuels barrages et les consignes des autorités.
- Les personnes souhaitant participer à un rassemblement doivent vérifier son statut auprès des organisateurs et les éventuelles restrictions prises par la préfecture.
Sources : rtl.fr – lefigaro.fr – france24.com – lanouvellerepublique.fr – linternaute.com – lefigaro.fr – france3-regions.franceinfo.fr – ouest-france.fr – video.lefigaro.fr – lavenir.net