La grève nationale de l’éducation est annoncée en France le mardi 13 octobre 2026. Elle concerne les personnels des écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, sur l’ensemble du territoire.
La FSU appelle les personnels de l’Éducation nationale et du supérieur à cesser le travail. Le mouvement est également soutenu ou rejoint, selon les informations disponibles, par le SNES-FSU, la CGT Éducation, Force ouvrière, Solidaires / SUD Éducation, la CFDT ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes, dont l’Union étudiante, l’UNEF et l’Union syndicale lycéenne. Les organisations dénoncent principalement le manque de moyens et de personnels dans l’éducation.
Des fermetures ou regroupements de classes, des cours annulés, des services de restauration ou d’accueil réduits et des difficultés de circulation à proximité des manifestations sont possibles, mais les prévisions locales restent à confirmer.
🔎 Sommaire
Les raisons de la mobilisation du 13 octobre
Cette journée nationale intervient après plusieurs actions lycéennes et étudiantes organisées au début du mois d’octobre, notamment les 6 et 8 octobre. Les appels syndicaux s’inscrivent dans un contexte de contestation sur les conditions d’enseignement, les effectifs et l’état de certains établissements.
Les organisations mobilisées mettent en avant un manque de professeurs remplaçants, des classes ou établissements insuffisamment dotés et des périodes de cours non assurées dans les emplois du temps. Elles demandent une réponse plus importante aux difficultés rencontrées dans l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur.
Certaines organisations lycéennes et étudiantes réclament un investissement supplémentaire de 10 milliards d’euros pour l’éducation. L’Union syndicale lycéenne porte également une demande d’abrogation de Parcoursup.
Les principales revendications des organisations
- Recruter davantage de professeurs remplaçants.
- Renforcer les moyens humains dans les écoles, collèges, lycées et universités.
- Rénover les bâtiments scolaires jugés dégradés ou nécessitant des travaux.
- Améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
- Mettre fin aux cours non assurés et aux emplois du temps incomplets.
- Obtenir un budget de l’éducation considéré comme adapté aux besoins.
- Répondre aux difficultés propres aux lycéens et aux étudiants.
- Abroger Parcoursup, une revendication portée notamment par l’Union syndicale lycéenne.
Écoles, lycées, universités : les perturbations possibles
Aucun bilan national des intentions de grève, des fermetures d’établissements ou des taux de participation n’est encore disponible. Les informations définitives dépendront des déclarations locales et devront être consultées dans les jours précédant le 13 octobre, auprès des établissements, rectorats, mairies et collectivités.
- Écoles primaires : des classes peuvent être fermées ou regroupées selon le nombre d’enseignants absents. Lorsqu’au moins 25 % des enseignants se déclarent grévistes, la commune doit normalement mettre en place un service minimum d’accueil, selon les modalités définies localement.
- Collèges et lycées : des cours peuvent être annulés, les emplois du temps modifiés et la surveillance réduite. Certains établissements pourraient fonctionner partiellement.
- Lycées mobilisés : des blocages, filtrages ou difficultés d’accès restent possibles, dans la continuité des actions lycéennes observées les jours précédents.
- Enseignement supérieur : cours, travaux dirigés, examens et services administratifs peuvent être perturbés ou reportés.
- Cantine et accueil périscolaire : leur fonctionnement dépendra de la mobilisation des agents et des décisions de chaque collectivité.
Les précédents chiffres évoquant plusieurs centaines de lycées affectés par des suspensions de cours ne constituent pas une prévision pour le 13 octobre.
Manifestations annoncées sur le territoire
Des manifestations nationales et locales sont annoncées le mardi 13 octobre, à Paris et dans d’autres villes françaises.
- Les organisations appellent à une mobilisation sur l’ensemble du territoire.
- Des rassemblements peuvent être organisés devant les rectorats, les préfectures, les établissements scolaires ou dans les centres-villes.
- Le lieu, l’horaire et le parcours du cortège parisien ne sont pas confirmés de manière suffisamment fiable à ce stade.
- Des rassemblements, blocus ou occupations symboliques portés par des lycéens restent possibles localement.
Les informations précises sur les horaires, itinéraires et restrictions de circulation devront être vérifiées auprès des préfectures, des mairies et des organisations participantes.
Conseils pour s’organiser avant la grève
- Les parents d’élèves peuvent consulter les messages de l’école, de la mairie, du collège ou du lycée pour connaître les conditions d’ouverture, l’organisation de la cantine, de l’accueil périscolaire et les éventuels changements d’horaires.
- Les élèves et étudiants sont invités à vérifier leur ENT, leur messagerie institutionnelle et les communications officielles de leur établissement avant tout déplacement.
- Les personnes ayant un examen, un concours ou un rendez-vous administratif prévu le 13 octobre peuvent confirmer directement son maintien auprès de l’établissement concerné.
- Les usagers des transports peuvent prévoir un temps de trajet supplémentaire et consulter les informations de leur réseau local, particulièrement si une manifestation est annoncée dans leur ville.
- Les personnes se rendant à une manifestation peuvent consulter les communications de la préfecture, de la mairie ou des organisateurs pour connaître le parcours et les éventuelles restrictions de circulation.
- En l’absence d’information locale, les cours peuvent être maintenus, avec toutefois des absences d’enseignants, des horaires modifiés ou des services réduits.
Sources : lefigaro.fr – sortiraparis.com – lefigaro.fr – la-croix.com – europe1.fr – la-croix.com – tf1info.fr – franceinfo.fr – video.lefigaro.fr – actu.fr