Grève dans le secteur de la petite enfance le 8 octobre 2026

Cette grève commencera prochainement.

Le 08/10/2026

Toute la France (grève nationale)

La grève nationale de la petite enfance est annoncée le jeudi 8 octobre 2026, de 0 h à 24 h pour les personnels territoriaux couverts par le préavis de la CGT, dans les crèches et autres structures d’accueil du jeune enfant sur l’ensemble du territoire.

L’appel est notamment porté par le collectif Pas de bébés à la consigne, le Syndicat national des professionnels de la petite enfance, la CGT des Services publics et Sud des collectivités territoriales. Les organisations dénoncent la pénurie de personnel, la dégradation des conditions de travail et d’accueil, ainsi que des rémunérations jugées insuffisantes.

Des fermetures de crèches, des accueils réduits ou des horaires raccourcis sont possibles, mais la situation sera déterminée établissement par établissement.

Une mobilisation sur fond de manque de personnel

La journée du 8 octobre vise les crèches municipales, associatives et privées, les micro-crèches, ainsi que, selon les situations locales, des assistantes maternelles et des gardes d’enfants à domicile. La mobilisation est à l’initiative du collectif Pas de bébés à la consigne, qui rassemble environ une cinquantaine d’organisations professionnelles, syndicales et associatives.

Les syndicats et collectifs alertent sur des équipes incomplètes, des difficultés de recrutement et une charge de travail accrue. Ils estiment que ces tensions pèsent à la fois sur les professionnels et sur les conditions d’accueil des enfants, notamment ceux ayant un handicap ou des besoins particuliers.

Le gouvernement a annoncé un plan d’urgence de 90 millions d’euros. Les organisations mobilisées considèrent toutefois que cette mesure ne répond pas aux difficultés structurelles liées aux effectifs, aux salaires et aux taux d’encadrement. Elles évoquent également un risque de perte d’environ 100 000 places d’accueil d’ici 2033 si la situation ne s’améliore pas.

Les principales revendications des professionnels

  • Renforcer les effectifs afin d’éviter le fonctionnement avec des équipes réduites, les fermetures de groupes et les remplacements permanents.
  • Améliorer les taux d’encadrement. Le collectif Pas de bébés à la consigne réclame à terme un adulte pour quatre bébés et un adulte pour cinq enfants d’ici 2030.
  • Instaurer, selon la CGT, un taux réglementaire d’un professionnel pour cinq enfants, quel que soit leur âge.
  • Revaloriser les salaires et mieux reconnaître les qualifications, les responsabilités et la pénibilité des métiers de la petite enfance.
  • Étendre le complément de traitement indiciaire, ou CTI, à l’ensemble des agents concernés.
  • Revaloriser le point d’indice, porté à 6,50 euros dans les revendications locales relayées par la CGT.
  • Prendre davantage en compte l’usure professionnelle et permettre un départ anticipé à la retraite pour les métiers les plus pénibles.
  • Augmenter le nombre de places en formation et renforcer la formation initiale.
  • Mettre en place un cadre commun pour l’accueil des enfants en situation de handicap ou ayant des besoins spécifiques.
  • Soutenir les crèches familiales, l’accueil individuel et la reconnaissance financière des assistantes maternelles.

Crèches fermées ou accueil réduit : les perturbations attendues

Aucune liste nationale exhaustive des établissements fermés n’est disponible à ce stade. L’ampleur de la mobilisation dépendra du nombre de grévistes dans chaque équipe et des décisions prises localement par les structures ou les communes.

Les situations suivantes sont possibles le jeudi 8 octobre :

  • fermeture complète d’une crèche, d’une halte-garderie ou d’une micro-crèche ;
  • accueil limité à une partie des enfants ;
  • regroupement de sections ou de groupes ;
  • réduction des horaires d’ouverture ;
  • suppression temporaire de certaines activités ou prestations ;
  • maintien normal de l’accueil dans les établissements peu affectés par la grève.

À Paris, les crèches, haltes-garderies et structures municipales peuvent être concernées, sans qu’une fermeture généralisée soit annoncée. À Reims, des fermetures de structures de la petite enfance sont prévues ou possibles, dans le cadre d’un appel relayé par Force ouvrière.

Il n’existe pas de service minimum national obligatoire dans les crèches. Lorsqu’une structure est fortement touchée, une commune peut donc ne proposer aucune solution de remplacement. Les informations définitives doivent être communiquées directement par la direction de l’établissement, l’assistante maternelle, la mairie ou l’application municipale, parfois la veille au soir ou le matin même.

Aucune perturbation de lignes de bus, de métro ou de train n’est directement annoncée au titre de cette grève. D’éventuels ralentissements locaux peuvent toutefois survenir à proximité des rassemblements.

Rassemblements annoncés le 8 octobre

  • Paris : rassemblement à partir de 10 h, place des Droits-de-l’Enfant, dans le 14e arrondissement, à l’angle des rues de la Tombe-Issoire et d’Alésia.
  • Dijon : rassemblement à 14 h devant la préfecture de Côte-d’Or.
  • Reims : Force ouvrière prévoit un temps d’échange de 10 h à 12 h au local de la Section départementale de l’Action sociale ; aucune manifestation n’est annoncée dans les informations disponibles.
  • Marseille, Lyon, Toulouse et Nantes : des rassemblements sont annoncés ou envisagés, mais les lieux et horaires restent à confirmer auprès des organisations locales ou des préfectures.

S’organiser pour la journée de grève

Les parents doivent prendre contact dès que possible avec la direction de la crèche, la structure d’accueil ou l’assistante maternelle. Il est conseillé de demander une confirmation écrite du maintien, de la fermeture ou de la réduction de l’accueil.

  • Vérifier les messages de l’établissement, de la mairie et de l’application municipale.
  • Demander si l’accueil sera fermé, partiel, assuré avec des horaires réduits ou éventuellement transféré vers une autre structure.
  • Prévoir une solution de garde pour l’ensemble de la journée : télétravail, congé, proche, garde partagée ou autre mode d’accueil.
  • Contrôler une dernière fois les informations la veille au soir puis le matin du 8 octobre, certaines structures associatives ou privées pouvant communiquer tardivement.
  • Ne pas présumer qu’un accueil de remplacement sera proposé, en l’absence de service minimum national en crèche.

Sources : 20minutes.fr – estrepublicain.fr – sortiraparis.com – dijon-actualites.fr – lunion.fr – bebesetmamans.20minutes.fr – cgtvilledenancy.com

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