Une journée de grève nationale de l’Éducation nationale est annoncée pour le mardi 31 mars 2026 en France, dans le cadre d’une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril 2026.
L’appel émane d’une intersyndicale rassemblant FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation. Le motif principal, selon les syndicats, est l’opposition au budget 2026 jugé d’austérité, avec une asphyxie du service public d’Éducation et des suppressions de postes.
Des fermetures d’écoles, des services réduits et des perturbations des transports scolaires et périscolaires sont possibles selon les académies et les communes.
🔎 Sommaire
Pourquoi cette grève dans l’Éducation nationale ?
Les organisations syndicales contestent le budget 2026 présenté comme un budget d’austérité. Elles dénoncent des suppressions d’emplois à la rentrée 2026 (1 891 au niveau national, 20 dans les Bouches-du-Rhône), des réductions de la dotation globale horaire (DGH) qui augmenteraient le nombre d’élèves par classe et supprimeraient certaines options, ainsi qu’un manque de moyens jugé incompatible avec l’amélioration des conditions d’étude.
Selon les syndicats, les conditions de travail se dégradent avec la restriction inédite des demandes de temps partiel, la limitation des autorisations d’absence pour raisons familiales et la fusion des brigades. Ils critiquent aussi le remplacement des PIAL par des PAS (Pôles d’appui à la Scolarité), une inclusion scolaire systématique sans moyens supplémentaires et une réforme du CAPPEI imposée sur le temps libre et les vacances.
La grève du 31 mars s’inscrit dans une séquence de mobilisations déjà engagées : des lycéens sont mobilisés depuis le 5 mars par des blocus et des grèves dans plusieurs établissements. Avant le 31 mars, une journée d’action est prévue le 26 mars dans l’académie de Poitiers et un appel intersyndical à la grève a été lancé dans l’académie d’Aix-Marseille. Une conférence de presse intersyndicale nationale est annoncée le lundi 30 mars pour préciser les mobilisations.
Les principales revendications
- Création d’emplois, refus des suppressions de postes.
- Revalorisation salariale sans contreparties.
- Amélioration des conditions de travail pour tous les personnels.
- Augmentation des moyens pour améliorer les conditions d’étude des élèves.
- Embauches supplémentaires de psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN), CPE et AED.
- Révision de la carte de l’Éducation prioritaire, avec un élargissement notamment aux lycées.
- Refus des restrictions de temps partiel et des formations imposées sur le temps libre.
- Refus de la fusion des brigades et de la généralisation des PAS.
Les perturbations attendues
À ce stade, aucune prévision locale détaillée n’est encore disponible pour le 31 mars. Des annonces régionales et académiques sont attendues entre le 26 et le 30 mars. Les impacts possibles incluent :
- Fermetures totales ou partielles d’écoles, collèges et lycées.
- Cours annulés, emplois du temps aménagés, services de vie scolaire réduits (CDI, études surveillées).
Où s’informer pour les prévisions précises à l’échelle locale :
- Communication directe des établissements (ENT, courriel, affichage, messagerie).
- Sites des mairies et intercommunalités et canaux d’information locaux.
Conseils pratiques pour s’organiser
- Vérifiez l’ouverture de l’établissement de votre enfant dès le 26-30 mars (site de l’académie, ENT, courriel de la direction, standard téléphonique).
- Anticipez une solution de garde en cas de fermeture totale ou d’accueil limité.
- Confirmez le fonctionnement de la cantine et, si besoin, prévoyez un repas froid.
- Renseignez-vous sur les transports scolaires : horaires adaptés, éventuelles suppressions de circuits ; prévoyez un itinéraire alternatif et un temps de trajet supplémentaire.